Michael Mattis

En interview avec Whitney Bouck, Chief Operating Officer (COO) de HelloSign (Dropbox).

En interview avec Whitney Bouck, Chief Operating Officer (COO) de HelloSign (Dropbox).

Le virus Corona, qui a fait irruption dans nos vies en 2020, a profondément changé beaucoup de choses. Pourtant, il a aussi accéléré et modernisé certains aspects – notamment dans notre vie professionnelle. Une nouveauté dans le monde du travail post-Corona est que nous imprimons moins. À quoi bon, en effet, remettre des documents papier en main propre en télétravail ? Whitney Bouck, COO de HelloSign, une entreprise de Dropbox basée à San Francisco, nous explique comment gérer numériquement des workflows traditionnellement basés sur des signatures manuscrites sur papier. Revenons sur un passé marqué par le stylo et le papier, et accueillons avec elle un avenir qui nous réserve des workflows rapides et efficaces dans une nouvelle réalité professionnelle.

DIGITAL FUTUREmag : Le bureau sans papier est-il une vision qui a pu devenir réalité l’an dernier ?

Whitney Bouck : En 2020, nous avons enfin eu l’opportunité de travailler sans papier ! Ce n’est pas seulement pour des raisons écologiques qu’il était appréciable de constater que nous imprimions bien moins en télétravail. Le bureau est ainsi – ce qui aurait fait la fierté de Marie Kondo – parfaitement dégagé de toute paperasse et de toute corvée administrative. Certes, l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse restent encore attachées au papier et au stylo. Mais le marché DACH se tourne lentement mais sûrement vers des workflows numériques, rapides et sécurisés basés sur des signatures. Avant la crise du coronavirus, la signature électronique de contrats était surtout un outil pratique pour conclure rapidement des accords juridiquement contraignants, notamment à l’international. Mais en période de crise, la signature électronique sans contact est devenue indispensable. Peut-être parce que nous n’avons pleinement mesuré l’étendue des possibilités offertes par ces outils qu’en pleine crise. Par exemple : entre mars et avril 2020, les demandes de signatures électroniques via HelloSign ont triplé par rapport aux deux mois précédents. Une digitalisation forcée – dont on parlait depuis si longtemps – dans les domaines de l’économie, mais aussi de l’éducation, voire des administrations, a ainsi accéléré cette transition. Bref, nous avons découvert et apprécié les avantages de ces outils pendant la pandémie et ne voulons plus nous en passer à l’avenir, pour des workflows accélérés et sécurisés.

DIGITAL FUTUREmag : Comment présentez-vous HelloSign aux entreprises qui hésitent encore à digitaliser leur processus de signature ?